Les espèces envahissantes peuvent représenter de nombreux problèmes en bande riveraine agricole. Que ce soit pour la santé humaine, pour l’attrait d’espèces nuisibles ou encore concernant la biodiversité, ces plantes modifient leur milieu et ralentissent voire stoppent la croissance des autres plantes voisines. Ces espèces sont souvent assez facilement reconnaissables, mais les moyens de lutte sont parfois inexistants ou très peu efficaces.
Chez Gestrie-Sol, nous avons travaillé avec plusieurs collaborateurs afin de déterminer comment contrôler ces espèces. Des sites de démonstration ont été implantés afin de présenter ces techniques.
Chez BenPorc Inc.
Le roseau commun le long d’un cours d’eau
Le roseau commun, aussi appelé phragmite, peut se multiplier par voie aérienne grâce à ses graines très volatiles, mais aussi grâce à ses longs rhizomes qui colonisent le sol. Après l’avoir coupé et même arraché, s’il ne reste qu’un tout petit morceau d’un plant, une repousse se formera rapidement. Cette espèce est nuisible à la biodiversité et pour le maintien des fonctions écosystémiques puisqu’elle étouffe la végétation présente.
Technique 1 :


Le bâchage après la fauche du phragmite est une technique de lutte bien connue pour cette espèce. Cependant, elle peut s’avérer coûteuse puisque les toiles qui doivent être utilisées sont très lourdes et chères. Chez M. Lapierre, une petite zone a été bâchée. Celle-ci sera laissée pendant plusieurs années puisque la banque de graines peut survivre plusieurs années. Un suivi est effectué chaque année.
Une autre possibilité est de faire compétition à l’espèce en implantant des espèces endémiques à croissance rapide. La plantation de saule à croissance rapide est reconnue pour faire bonne compétition à cette espèce. Il est tout de même conseillé de ne pas implanter une seule espèce, mais plutôt de rechercher la diversité afin d’obtenir de meilleurs résultats.
Technique 2 :
Une fauche répétée suivie d’une plantation d’arbustes indigènes à croissance rapide permet de contrôler la colonie de roseaux communs. À ce moment-là, on ne s’attend pas à l’éradication des plants, mais plutôt a contrôlé la colonie. Après la plantation, les fauches devront être poursuivies en attendant que les arbustes implantés prennent assez d’ampleur pour créer de l’ombrage. Les fauches répétées se font au minimum 1 fois par mois pendant la saison de croissance du roseau.
Chez M. Lapierre, on remarque que plusieurs espèces ont poussé rapidement après la première fauche.
Ce projet a été fait en collaboration avec la ville de Granby et la Fondation SETHY.
